Le costume du Hoggar (Hommes):

 

 

est très simple, en égard aux conditions de vie extrêmes de cette région aride. Le Targui adoptera alors un costume épuré de tout superflu qui sera adapté à son environnement hostile. Il s'agit d'une gandoura à manches longues de couleur blanche, enfilée sur un pantalon de la même texture en lin léger. Les hommes bleus sont coiffés d'un voile léger appelé Tagoulmoust, particularité des gens du sud. Les hommes s'enroulent la tête et couvrent leur bouche et leur front par souci d'hygiène, pour préserver les yeux, la bouche et le nez de l'action néfaste du soleil et du sable et s'enveloppent dans une large cape sans manche, réalisée dans un tissu fin, ramenée sur les épaules. le costume masculin de cérémonie n'est motivé que par une seule source d'inspiration qu'est l'affrontement entre les tribus (Rezzou) avec ce rappel que le peuple Touarèg est originellement un peuple guerrier. Pour aller combattre, le Targui se met en condition, c'est alors tout un rituel qui se met en place, danse, chants et poésie. Le guerrier s'habille d'une tunique blanche, d'un pantalon et d'une cape noire avec un chech indigo qui s'intercale avec un turban blanc. Deux bandes de tissus ou de lainages multicolores se croisent sur sa poitrine et nouées au niveau de la taille pour maintenir la takouba (épée), comme accessoire, une sacoche en cuir est enfilée par dessus la tête. Cette sacoche sert à contenir quelques provisions et amulettes (porte-chance). Le Tajdidh est usité comme manteau d'hiver, on le retrouve sous la forme d'une pièce d'étoffe qui enveloppe les épaules et tombe aux chevilles. Il est tissé par les femmes dans une laine blanche et épaisse, ornée parfois de bandes brunes qui tombent vers le bas.Les deux extrémités du manteau sont accrochées entre-elles par une broche: « l'amessak ». Pour l'été, l'homme targui porte souvent l'Althâm, une sorte de kettâf fait de coton noir. Les chaussures sont des semelles tressées qui retiennent les pieds par des cordelettes d'alfa qui passent entre les orteils et qui finissent nouées sur la cheville. Les chaussures de cérémonies sont la belgha, en peau de chèvre, sans talon, dont le bout est arrondi. La partie postérieure est terminée par une pointe qui sert à tirer la sandale vers le haut. Le belgha est souvent de couleur rouge avec un bout en cuir jaune. Le turban ou ammama est une sorte de tissu brodé au fil de soie ocre sur fond blanc de trois à quatre mètres de long. L'homme s'entoure plusieurs fois la tête en laissant un pan retomber sur la nuque. Quant au Burnous, il possède les mêmes caractéristiques que celui d'Alger, hormis que le tissu est en laine de chameau à l'état naturel (ouarbr). Plusieurs foulards et un turban constituent la coiffe. Le premier de ceux-ci est noir ou rouge, il est plié en triangle par la femme et appliqué à la base de son front en croisant les sangles sur la nuque puis ramené sur le haut du front et noué ensuite.

 

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